L’essentiel en 30 secondes
- La taxe de séjour est locale : vérifiez son existence, son régime et son tarif sur le portail officiel ou auprès de la commune.
- Une plateforme peut collecter et reverser la taxe, mais le traitement dépend du canal, de la réservation et de la configuration de paiement.
- Contrôlez chaque relevé et vérifiez si une déclaration locale reste demandée même lorsque la plateforme collecte.
- Au réel, le montant dépend des nuitées et des voyageurs assujettis ; au forfait, il dépend notamment de la capacité et de la période d’ouverture.
- Conservez les relevés de plateforme, justificatifs d’exonération et déclarations locales avant chaque échéance.
Qui paie la taxe de séjour — vous ou la plateforme ?
Le voyageur paie toujours. La vraie question : qui collecte pour le compte de la commune ? La réponse dépend de la plateforme — et c'est là que beaucoup d'hôtes se trompent.
Airbnb : collecte et reversement intégraux
Lorsqu’Airbnb collecte la taxe de séjour sur une réservation, le détail apparaît dans le paiement du voyageur. Vérifiez néanmoins le récapitulatif de la réservation et les obligations déclaratives de votre commune : les modalités locales et les cas particuliers peuvent évoluer.
Pour un voyageur exonéré, ne supposez pas que la plateforme a appliqué automatiquement le bon traitement. Contrôlez le détail de la réservation et conservez le justificatif correspondant.
Booking.com : le régime dépend de votre profil ET de leur outil de paiement
C'est le point que presque aucun article n'explique. Chez Booking :
- Non-professionnel + Paiements par Booking.com : Booking collecte ET reverse directement à la commune (comme Airbnb).
- Avec Booking.com, la collecte et le reversement dépendent du pays, de la commune, de votre statut et de la configuration de paiement. Consultez le détail de la réservation et les consignes de l’Extranet avant de conclure que Booking reverse pour vous.
- Sans Paiements par Booking.com : tout est à votre charge, collecte comme reversement.
- Pour toute réservation où la plateforme ne collecte pas la taxe, l’hébergeur doit suivre la procédure prévue par la commune.
Ce qui reste À VOTRE charge dans tous les cas
Le classement déclaré sur votre annonce (non classé, 1 à 5 étoiles) détermine le taux appliqué. Un mauvais classement = un mauvais montant collecté = une régularisation possible auprès de la commune. Et hors plateformes participantes (réservation directe, agences sans collecte), vous repassez intégralement dans le régime classique ci-dessous.
Dans les deux cas, si vous répercutez la taxe sur vos prix, la facture doit la mentionner distinctement (« taxe de séjour » au réel, « taxe de séjour forfaitaire comprise » au forfait).
Au réel ou au forfait : les deux régimes
Au réel, la taxe dépend des nuitées effectivement vendues et des voyageurs assujettis. Au forfait, la collectivité calcule la taxe à partir de la capacité et de la période d’ouverture déclarées.
Comparer les deux régimes
| Régime | Qui paie ? | Calcul | Votre obligation |
|---|---|---|---|
| Au réel | Le voyageur, en supplément | Tarif × nuits × personnes imposables | Collecter et reverser aux dates de la commune |
| Au forfait | L'hôte, indépendamment de l'occupation réelle | Tarif × capacité × période d’ouverture | Déclarer en mairie avant la période ; payer le forfait |
Combien ça coûte ? Le barème 2026
La commune fixe son tarif librement dans une fourchette nationale. Pour un meublé de tourisme :
Barème national 2026
| Classement du meublé | Tarif minimal | Tarif maximal |
|---|---|---|
| 5 étoiles | 0,70 € | 3,60 € |
| 4 étoiles | 0,70 € | 2,60 € |
| 3 étoiles | 0,50 € | 1,70 € |
| 2 étoiles | 0,30 € | 1,00 € |
| 1 étoile | 0,20 € | 0,80 € |
Meublé non classé : la plupart des communes appliquent alors un pourcentage (1 à 5 % du prix de la nuitée par personne), avec un plafond. À Paris, le tarif non classé = 5 % du coût par personne et par nuitée HT, plafonné à 15,93 € en ajoutant les taxes additionnelles.
Les zones à régime renforcé
Paris et l'Île-de-France concentrent les montants les plus élevés du pays, à cause de taxes additionnelles empilées sur la taxe communale :
- Paris : taxe communale + départementale (10 %) + régionale (15 %) + IdF Mobilités (200 %). Total 2026 par adulte et par nuitée : de 2,60 € (meublé non classé ou 1★) à 15,93 € (palace) ; 11,70 € pour un 5★, 8,45 € pour un 4★.
- Reste de l'Île-de-France : la taxe IdF Mobilités (200 %) s'applique aussi aux communes et intercommunalités franciliennes — le total double donc là aussi par rapport au barème national.
Ailleurs en France, pas d'additionnelle nationale : le coût reste dans la fourchette min/max ci-dessus. Certaines grandes destinations (littoral, stations classées) votent cependant des tarifs proches du plafond — c'est fréquent sur la Côte d'Azur, en montagne haute altitude et dans les communes balnéaires prisées.
Le simulateur officiel taxesejour.impots.gouv.fr donne le montant exact commune par commune — c'est la référence à vérifier avant de fixer vos prix.
Quand et comment déclarer ?
Vous êtes sous plateforme qui collecte
Lorsque la plateforme collecte et reverse, contrôlez les montants indiqués dans les réservations et conservez les relevés. Vérifiez aussi auprès de la commune si une déclaration locale reste demandée : collecte et formalité déclarative ne doivent pas être confondues.
Vous collectez vous-même (au réel)
Vous reversez au comptable public aux dates fixées par la commune : mensuel, trimestriel ou annuel selon les cas. À Paris et dans certaines communes franciliennes, c'est obligatoirement dématérialisé via taxedesejour.paris.fr (déclaration mensuelle, paiement trimestriel).
Forfait communal
Déclaration en mairie au plus tard un mois avant le début de la période : nature du logement, période d'ouverture, capacité, adresse, montant dû, numéro d'enregistrement.
Le vrai risque n'est pas l'oubli du voyageur mais le vôtre : tout retard de versement coûte 0,20 % d'intérêt par mois, et après mise en demeure la commune peut vous taxer d'office.
Qui est exonéré ?
Exonérations valables uniquement pour la taxe au réel : mineurs (-18 ans), hébergements d'urgence ou relogement temporaire, travailleurs saisonniers employés dans la commune, personnes occupant des locaux dont le loyer est inférieur au seuil fixé par la commune.
Avant de gérer la taxe, vérifiez que le logement possède bien son numéro d’enregistrement lorsque la procédure s’applique. Si le bien est en immeuble, relisez aussi le règlement de copropriété. Ces obligations sont indépendantes.
Que faire maintenant ?
Si vous passez uniquement par Airbnb, vérifiez le classement renseigné sur votre annonce. Si vous utilisez Booking.com ou des réservations directes, vérifiez d'abord qui collecte et qui reverse dans votre configuration — puis notez l'échéance de votre commune.
Sources et vérifications
Les tarifs et modalités varient selon la commune. Vérifiez le simulateur officiel ou le portail local avant chaque saison, ainsi que les règles de collecte propres à votre canal de réservation.
Service-Public Entreprendre — taxe de séjour sur les hébergements touristiques
Ministère de l’Économie — tarifs de taxe de séjour déclarés par les collectivités
Questions fréquentes
Airbnb collecte-t-il la taxe de séjour partout en France ?
Dois-je quand même déclarer mon logement quelque part ?
La résidence principale est-elle exonérée de taxe de séjour ?
Que se passe-t-il si j'ai mal déclaré mon classement ?
Comment connaître le taux exact de ma commune ?
Sources et vérification
Les documents et offres utilisés pour cet article. Une date de consultation indique quand la source a été lue.
- Entreprendre.Service-Public.fr Institution publique Taxe de séjour sur les hébergements touristiques Consultée le
- Ministère de l’Économie Institution publique Tarifs de taxe de séjour votés par les collectivités Consultée le
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